🧩 Jeux de société et environnement : de l’inconscience plastique à l’éveil écologique 🌱
Cette année, la Journée mondiale de l’environnement, célébrée ce 5 juin est accueillie par la République de Corée, a pour thème :🎯 « Mettre fin à la pollution plastique mondiale »
Un combat de taille... auquel nos bonnes vieilles boîtes de jeu n’échappent pas, il est temps de soulever le couvercle de nos boîtes de jeux et d’y lire entre les pions. Car s’il est un secteur qui a connu un retournement de veste spectaculaire, c’est bien celui de l’édition ludique.

🎲 Hier : quand jouer rimait avec polluer (joyeusement)
Des années 1950 aux années 1980, les jeux de société, pourtant conçus pour le plaisir et l’apprentissage, étaient les complices naïfs (ou complices tout court) d’une société obsédée par le jetable, le plastique-roi, la voiture gloutonne et le tout-consommer.
Le plastique était partout : pions, plateaux, emballages, jusqu’aux dés moulés en série… Le tout sans souci de durabilité.
Les thématiques les plus courantes ? Courses de voitures (type 1000 Bornes), expansion commerciale et industrielle (richesses du monde),capitalisme décomplexé (monopoly).... Le message implicite ? Roule, pollue, consomme… gagne !
Les déchets ? On n’en parlait pas. Le tri ? Inexistant. La planète ? À peine un décor.
💬 Les jeux reflétaient alors une vision du progrès linéaire et sans limites – le tout sans conscience des conséquences.

🍃 Aujourd’hui : l’édition ludique fait (presque) amende honorable
Depuis les années 1990, et surtout les années 2000, un nouveau souffle écologique s’est levé sur le monde ludique. Terminées les mécaniques qui glorifient le pétrole et l’emballage à outrance, place à la pédagogie verte et à la responsabilité !
Des jeux engagés ont vu le jour :
Bioviva (1996) : le pionnier français des jeux écoresponsables. Produits localement, éco-conçus, et centrés sur la biodiversité.
Défis Nature (2005) : un immense succès éducatif, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, qui fait découvrir aux enfants les espèces menacées… pour mieux les aimer et les défendre.
Famille Zéro Déchet – Ze Jeu (2018) : inspiré du mouvement éponyme, il invite à adopter des gestes simples pour réduire ses déchets.
Et ce n’est pas qu’une question de contenu : le contenant lui aussi devient vertueux :
Fabrication locale et éditeurs engagés,
Matériaux recyclés ou recyclables,
Encres végétales,colles sans solvants,
♻️ Le plastique ? Toujours là, mais désormais sous surveillance…
Ironie du sort : la majorité des jeux écolos sont encore vendus sous blister plastique. Et oui… le changement, c’est souvent une transition, pas une révolution...
🧠 Jouer autrement, penser autrement
Aujourd’hui, de nombreux jeux s’inscrivent dans une volonté de changer les mentalités :
Apprendre à trier (Trier pour la planète, Nathan),
Gérer une ville durable (Clim’City),
Valoriser l’agriculture locale (Pom Pom, Jeux Opla),
Réduire l’empreinte carbone collective (Daybreak).
💡 Conclusion : de la pollution ludique à l’éveil des consciences
Le monde du jeu de société a longtemps joué avec le feu (et le pétrole) sans le savoir. Mais il a su, mieux que bien d’autres secteurs, se réinventer. Ce changement n’est ni parfait ni universel, mais il mérite d’être salué.
👉 Alors, à l’occasion de cette Journée mondiale de l’environnement, posons-nous la question : et si jouer pouvait être un acte engagé ?







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